Gestion des charges : récupération et régularisation
Introduction
Les charges locatives font partie intégrante de la gestion du bien. Encore faut-il savoir lesquelles sont récupérables et comment les justifier ! Le bailleur ne peut facturer que les dépenses prévues par la loi, sous peine de contestation.
1. Que sont les charges récupérables ?
Le décret du 26 août 1987 fixe la liste limitative des charges imputables au locataire :
- Entretien courant et menues réparations des équipements (ascenseur, chauffage, VMC…)
- Fournitures consommables : ampoules, produits d’entretien, filtres, etc.
- Taxes locatives : enlèvement des ordures ménagères, balayage.
- Eau froide, chaude et chauffage collectif selon les relevés.
2. Ce qui n’est pas récupérable
- Gros travaux et rénovations ;
- Honoraires de gestion ou d’agence ;
- Assurances du propriétaire ;
- Remplacement d’équipements vétustes.
3. Régularisation annuelle
Si les charges sont versées sous forme de provisions, une régularisation annuelle doit être faite :
- Comparer les provisions versées et les dépenses réelles ;
- Fournir les justificatifs (factures, relevés, décomptes de copropriété) ;
- Rembourser ou réclamer le solde au locataire.
4. Bonnes pratiques
- ✔️ Utiliser le décompte de charges de copropriété comme base.
- ✔️ Prévoir une provision réaliste pour éviter un gros ajustement.
- ✔️ Archiver les justificatifs pendant 3 ans.
5. Erreurs fréquentes
- ❌ Imputer des travaux d’amélioration : interdit.
- ❌ Oublier la régularisation annuelle : le locataire peut suspendre le paiement des provisions.
À retenir : seules les charges prévues par le décret sont récupérables ; justifiez tout et régularisez chaque année !